Catherine


Catherine
0 CommentairesPosté par le 19/02/2012 à 19:37
dans Catherine, Tests, Tests 360
Note de la rédac:

Présentation du jeu

Il y a des jeux qui sortent du lot, des jeux que l’on peut pas mettre entre toutes les mains, des jeux qui ne laisseront personne indifférent. Catherine fait partie de ces softs. Vous l’aurez donc compris, avec ce nouveau soft d’Atlus, vous êtes devant un genre qu’on a presque du mal à classer dans un genre particulier, tellement il est différent des autres.  Là où la majorité des jeux nous placent dans la peau de grands héros qui sauvent la terre, dézinguent des zombies et autres joyeusetés, Catherine met en scène un homme tout à fait normal, presque banal même pour ainsi dire. Vincent est un gars qui a la trentaine, qui est avec Katherine depuis des années, qui travaille et qui va boire un coup avec ses potes le soir au bar… Celui-ci a un peu peur du lendemain, et panique quelque peu quand sa compagne commence à en vouloir un peu plus dans leur relation de couple. C’est à ce moment qu’apparaît Catherine avec un « C », une jolie blonde pas farouche qui fait du gringe à notre bourreau des coeurs…

De fil en aiguille, Vincent trompe Katherine avec Catherine et se retrouve dans une situation compliquée des plus stressantes. Du coup, toutes les nuits, notre héros fait des cauchemars récurrents où il a des cornes, est en caleçon et doit grimper des blocs très vite pour atteindre la sortie, car ceux d’en dessous s’écroulent au fur et à mesure. Enfin, dans le monde réel, des hommes meurent étrangement dans leur sommeil, ce qui semble lié à une étrange malédiction. Voilà en résumé le scénario de ce jeu particulier, qui semblerait nous indiquer que nous nous trouvons ici face à un jeu un peu olé olé de drague que les joueurs Japonais affectionnent terriblement, mais il n’est est rien, loin de là même. Tout d’abord, le scénario est plus profond que ça, mais comme d’habitude, il ne faudra pas compter sur nous pour vous en dévoiler les ficelles, il vous faudra le découvrir par vous même en jouant, c’est tellement plus marrant de cette façon.

Et puis bon, le jeu a plusieurs facettes, selon que Vincent est réveillé ou non. En pleine journée, nous sommes face à un jeu d’aventure  impeccablement scénarisé. Les phases aventure sont ponctuées de nombreuses cinématiques avec le moteur du jeu ou façon dessin animé du type japonais, et se terminent tous dans le bar où l’on peut boire de nombreux verres pour aider Vincent à oublier ses problèmes, discuter avec un peu tout le monde, utiliser le jukebox pour écouter les musiques du jeu, ou même jouer à un jeu d’arcade basé sur Raiponce. Dans le bar, on reçoit également des textos des deux femmes de Vincent. Le but étant de choisir le type de réponse à donner à ses interlocutrices, ce qui implique certains changements dans le scénario, on ne vous le cache pas.  A noter que le téléphone portable de Vincent vous permet en outre de sauvegarder ou de consulter vos records effectués dans les cauchemars du jeune homme. Parce que quand Vincent cauchemarde la nuit, on a le droit à un tout autre gameplay qui n’a franchement rien à voir avec le reste.

En gros, dans ses cauchemars, on doit grimper très vite avant que les blocs ne s’écroulent sous nos pieds. Pour ce faire, il s’agit de déplacer des blocs afin de les placer de façon adéquat pour se créer un chemin vers le sommet. Ca a l’air facile comme ça, mais il faut réfléchir à de nombreux critères. Sachant que de pousser un bloc peut faire tomber toute une collone, il faut faire attention à ce que l’on fait. Les blocs dont les coins se touchent restent attachés de plus, permettant à Vincent de créer des escaliers, avec un peu d’ingéniosité. Les choses se corsent au fur et à mesure de la progression quand de nouveaux types de blocs sont mis en place, des blocs gelés qui font glisser Vincent dans le vide, des autres qui se cassent sous ses pieds ou bien encore ceux avec des pics. De plus, Vincent n’est pas tout seul dans ses cauchemars et ainsi d’autres personnes qui se trouvent être des moutons qui parlent (quand vous jouerez, vous comprendrez) doivent eux aussi pratiquer l’ascension, et ne se gêneront pas pour vous pousser si vous vous mettez en travers de leurs chemins. Les cauchemars de Vincent se terminent tous par un combat contre un boss, ou plutôt une grimpette dans laquelle vous devez mettre à profit vos compétences apprises auparavant, tout en évitant un énorme monstre qui représente une peur du personnage principal. C’est en battant ces boss que vous arrivez à la sortie menant au réveil. Mais avant ça, vous devez faire face à plusieurs niveaux qui sont entrecoupés de pallier où vous pouvez taper la discute avec les autres moutons qui sont dans la même situation que vous, échangez des techniques pour progresser avec eux ou acheter des objets de type items qui vous aideront à progresser plus facilement.

Ces phases mènent toute à un passage dans un confessionnal, dans lequel une voix vous pose une question en rapport avec les relations amoureuses en général. Le but de ses interrogations est de terminer si vous êtes d’un caractère plus posé, ou alors plus aventureux, ce qui détermine la suite des évènements dans le jeu, fort évidemment. Il est d’ailleurs amusant de constater qu’à chaque fois que l’on répond à une question, on a le droit à un petit graphique nous indiquant ce que les autres joueurs connectés en ligne ont eux répondu. Enfin, en progressant, on se rend compte que les phases dans le monde où Vincent est réveillé (le monde réel) et celui de ses cauchemars sont intimement liées. La preuve étant que si l’on boit beaucoup d’alcool au bar, notre personnage pourra courir plus vite dans ses songes. Finissons maintenant cette partie présentation en évoquant les nombreux modes de jeu disponibles, en plus de l’aventure principale. Les autres modes de jeu vous proposent également d’effectuer d’autres niveaux en solo ou bien en coopération, ce qui augmente sensiblement la durée de vie du jeu, déjà plutôt longue au demeurant.

Avis du testeur

Attention, jeu culte par excellence. C’est mon avis et jamais vous ne me ferez le changer. Mais on peut évidemment concevoir que le style ne plaira pas à tout le monde, d’autant que nous sommes ici face à un soft terriblement difficile rien qu’en mode normal, de quoi vous arracher les cheveux par moment… Quoiqu’il en soit, quand on entends parler du titre, on ne voit que le côté un peu osé, mais ce serait réducteur de se contenter de le résumer de cette façon, car Catherine ne se limite pas qu’à ça.

En réalité, le côté hot n’est pas si exacerbé que le packshot le laisse croire. Evidemment, le sexe est au coeur des pensées de Vincent, le héros du jeu et sa maitresse Catherine, diablement sexy, lui envoie des photos un peu coquines de façon ponctuelle, mais il n’empêche que ça ne va pas plus loin que ça. Le jeu est donc beaucoup plus sage qu’il n’y parait. Cependant, les sujet qu’il traite, l’infidélité masculine et les peurs de s’engager, ne le destinent pas à un public jeune, fort heureusement. Comme dit un peu plus haut, nous ne vous donnerons aucun détail sur le scénario (certains l’ont fait mais nous ne sommes pas de ceux là) et vous laisseront le découvrir par vous même. Mais il faut savoir qu’il ne se limite pas uniquement de parler des sujets sensibles sus cités. On a également le droit à une intrigue bien fournie, avec des éléments qui s’éclaircissent au fur et à mesure de la progression. Le tout est bien doublé, par des acteurs professionels, même si on regrette un peu que les voix japonaises n’ont pas été incluses dans cette édition. On ne va cependant pas s’en plaindre, cela aurait pu être pire si Atlus avait opté pour des voix en français…

Niveau gameplay, le jeu est parfaitement équilibré. On a les phases d’aventure pour se reposer les méninges et se détendre. Elles sont ponctuées de cinématiques qui font avancer l’histoire, que l’on peut zapper mais franchement on n’en voit pas l’intérêt. Puis, il y a les phases de réflexion dans les cauchemars dans lesquels on a des vies limitées, et qui sont sacrément difficiles. Heureusement, on peut récupérer des vies qui se présentent sous la forme de coussins, parce que sinon, finir le jeu serait tout bêtement impossible. Notez qu’en plus d’être difficile, le jeu nous offre une durée de vie on ne peut plus satisfaisante en mode normal. Votre serviteur l’a en effet terminé en 18 heures, et c’est sans compter sur les modes de jeu jouables en coopération et les nombreuses fins à débloquer. Clairement, vous aurez compris que Catherine est un must have qui fait partie de nos coups de coeur de la rédaction, un jeu incontournable si vous appréciez réfléchir et que vous aimez les softs originaux qui sortent du lot. Une petite perle en somme !!!!

LES POINTS POSITIFS

  • L’histoire qui parle de choses adultes qui sont les soucis quotidiens de beaucoup de trentenaires
  • Les passages dans les cauchemars de Vincent qui se présentent sous la forme d’un jeu de réflexion particulièrement dur
  • Les nombreuses cinématiques, qu’elles soient en cell-shading ou de type dessin animé
  • La durée de vie, très longue avec en plus plusieurs fins histoire d’augmenter la rejouabilité

LES POINTS NEGATIFS

  • Le jeu est parfois terriblement difficile
  • Les voix japonaises ne sont pas disponibles dans cette version européenne
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